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Le Maroc a été élu meilleure destination de l’offshoring pour l’année 2012

by / Mercredi, 26 février 2014 / Published in articls

Le Maroc a été élu, mercredi soir, meilleure destination de l’offshoring pour l’année 2012, par l’association européenne de l’offshoring (EOA). Une distinction qui vient couronner un ensemble d’efforts et un engagement de l’Etat, de faire de l’offshoring un levier de développement et une niche considérable de création d’emplois. Point sur l’état actuel du secteur, ses potentialités et les menaces qui l’entourent.

Le trophée couronnant le Maroc en tant que meilleure destination de l’offshoring pour l’année 2012 par l’association européenne de l’offshoring (EOA), a été remis à Abderrafie Hanouf, directeur général de MedZ Sourcing, une filiale de la CDG Développement chargée du développement du secteur, lors d’une cérémonie organisée au siège de la Law Society à Londres.

“Cette distinction de marque vient reconnaître l’attrait du Maroc en tant que plate-forme offrant des services de qualité aux compagnies et organisations européennes en quête de solutions compétitives pour le déploiement de leurs stratégiques de sourcing.”

ASSOCIATION EUROPÉENNE DE L’OFFSHORING (EOA).

Le Maroc a ainsi surclassé cinq destinations présélectionnées pour ce prestigieux prix, à savoir l’Afrique du sud, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie et l’ Égypte.

La candidature du Maroc au trophée à été fortement appuyée par les compagnies européennes comme Dell, Logica, Deloitte, HP et Attento, dont les activités dans le Royaume ont été un réel succès.

Offshoring au Maroc: État des lieux

Le secteur de l’offshoring couvre toutes les activités externalisées par une entreprise dans un pays étranger. Si l’exemple le plus connu est celui des centres d’appel, il peut également s’agir de services informatiques, de ressources humaines, de services financiers, de comptabilité, etc.

Le Maroc, grâce à sa stabilité, son emplacement géostratégique et une main-d’œuvre efficace et à moindre coût, s’affiche comme un véritable eldorado pour l’offshoring francophone et hispanophone. Avec 52.000 emplois et 7,6 milliards de dirhams de chiffre d’affaires à fin 2011, le secteur de l’offshoring marocain s’impose aujourd’hui comme le programme le plus abouti parmi les politiques sectorielles du plan Emergence. A échéance 2015, le Maroc table sur 100.000 emplois dans le secteur de l’offshoring, dont 70.000 actifs dans les centres d’appels.

Le gouvernement marocain a mis en place le schéma adéquat afin d’attirer les investissements internationaux et a annoncé un programme spécifique d’avantages en faveur des entreprises qui s’installent dans les zones de Nearshoring. Ce programme prévoit un impôt sur le revenu minoré à 20%, une exonération de l’impôt sur les sociétés pendant les 5 premières années d’activité et 50% de moins pendant les années suivantes, une exonération de la TVA sur les exportations en plus d’une subvention pour la formation d’environ 5.800 euros pour chaque Marocain recruté.

Les parcs Offshore au Maroc

Les parcs actuellement en activité:
• CasaNearshore à Casablanca: 107 ha (205.000 m2 construits)
• Technopolis à Rabat: 53 ha (300.000 m2 construits)
• Fès Shore: 22 ha (113.000 m2 construits)
Les parcs en cours d’aménagement:
• Oujda Shore: 44 ha (50.000m2 construits)
• D’autres parcs sont à l’étude

Externalisation des services financiers: énormes potentialités

Les centres d’appels représentaient 80% des activités d’offshoring en 2009, le BPO (offshoring de tâches fonctionnelles) et l’ITO (offshoring de tâches informatiques) n’en représentaient que 20%. Ce sont pourtant ces deux derniers postes qui doivent connaître un fort développement dans les prochaines années.

Le BPO, particulièrement le client relationship management (CRM) représente le potentiel le plus important pour le Maroc en 2013. En effet, selon Datamonitor, le chiffre d’affaires potentiel de ce secteur est de 12,6 milliards de dirhams dont 87% concerne le marché francophone. Le nombre d’emplois potentiel du secteur est estimé à près de 70.000 emplois dont 60.000 sur le marché francophone.

Rapatriement des centres d’appel, faut-il paniquer?

Mercredi, 13 juin, le tout nouveau ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait évoqué la possibilité du rapatriement des centres d’appels de France Telecom opérant dans les pays du Maghreb dont le Maroc, ce qui avait suscité moult interrogations autour de l’avenir de toute une activité et des impacts d’une décision officielle dans ce sens.

Si une telle ambition se concrétisait, l’impact serait néfaste sur l’emploi, sachant que les centres d’appels offrent plus de 40.000 emplois au Maroc. Selon les estimations de l’Association marocaine de la relation client (AMRC), le secteur des télécoms représente 30 à 40% de la part d’activité des donneurs d’ordres, au sein desquels les opérateurs français sont majoritaires.

“Rien ne nous permet de dire que ces emplois sont aujourd’hui menacés… Aucune mesure dans ce sens n’a été prise pour le moment, il s’agit de simples réflexions en cours au niveau du nouveau gouvernement français. Je pense qu’il n’est pas surprenant que le sujet revienne sur la table. Ce n’est que la 3e fois en 8 ans.”

YOUSSEF CHRAÏBI, PRÉSIDENT DE L’AMCR ET PRÉSIDENT DE OUTSOURCIA.

En fait, l’idée de lutter contre la fuite des emplois dans les centres d’appels en France, n’est pas nouvelle puisqu’en 2010 des mesures anti-délocalisation avaient été préparées dans ce sens.

Le patronat marocain préfère de son côté évoquer des relations franco-marocaines “ancrées dans des enjeux très stratégiques”, où prévaut “une cohérence globale des échanges et de la présence des grands groupes du CAC 40” au Maroc.

Selon le directeur délégué de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mounir Ferram, “nous ne sommes plus dans des logiques de délocalisation-relocalisation mais dans de nouveaux modèles de partenariat”.

 

Source: http://www.aufaitmaroc.com

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